L'épicerie

Entrez chez Moisan, c’est remonter le temps.

Faites votre marché dans une atmosphère qui rappelle le bon vieux magasin général avec ses aménagements, ses antiquités, ses boiseries et ses mélodies d’autrefois.  L'épicerie J.A. Moisan est un joyau de la ville de Québec.  Vous serez à même de constater que l'épicerie n'a cessé de refléter son passé dans le respect des anciens.

J.A.Moisan est une épicerie fine, unique en son genre, une vraie caverne d’Ali baba. Vous verrez des produits venants des quatre coins du monde et une vitrine exceptionnelle de nos produits ruraux. Notre équipe dynamique se fera un plaisir de vous les faire découvrir.

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Notre mission

  • se faire connaître pour son concept unique en alimentation et ce, dans sa région, au Québec, au Canada, et à l'étranger.
  • se faire connaître pour la qualité de ses produits et la compétence exceptionnelle de son personnel.
  • se faire connaître par l'excellence de ses produits et du bon service à sa clientèle.
  • se faire connaître par son professionnalisme en développant un partenariat toujours soucieux et respectueux envers sa communauté.

La petite histoire

L’épicerie J.A. Moisan est une institution dans le milieu commercial et culturel de la ville de Québec. Sa reconnaissance va au-delà de la ville et de la province. Nul doute que sa réputation n’est plus à faire. Cependant, nous voulons faire connaître et apprécier le potentiel de cette institution par la mise en valeur de J.A. Moisan, son cadre de vie et les lieux où il a vécu avec sa famille au XIXe siècle.

Nous avons donc rénové et restauré les appartements de la famille Moisan, situés au-dessus de l’épicerie actuelle. De plus, nous avons développé le potentiel architectural des lieux afin de rappeler la vie et l’œuvre de J.A. Moisan et des siens. Une demeure dont il s’est lui-même inspirée de son ancien propriétaire, le capitaine John Dick, chef du port de l'anse au Foulon de Québec, à la retraite. Le tout, en perspective avec les activités du milieu et de l’époque. Ainsi, nous offrons aux personnes intéressées la possibilité de visiter le logement d’un commerçant francophone qui a su tirer son épingle du jeu malgré l’époque où le monde des affaires était en général réservé au milieu anglophone.

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Monsieur J.A. Moisan

J.A. Moisan est né le 25 décembre 1848, du mariage de Jean Moisan, menuisier du faubourg, et de Marie Anne Gingras. Il a grandi au milieu du faubourg Saint-Jean dans la Haute-Ville de Québec, lieu même où il fonde son commerce en 1871, en l'occurrence l’épicerie J.A. Moisan, et y élève sa famille.

En 1885, l’épicier J.A. Moisan est devenu propriétaire de l’immeuble du 699, rue Saint-Jean. Son épicerie était fréquentée par des gens de toutes les classes sociales. On y trouvait déjà des produits rares, non disponibles au marché Berthelot de la Haute-Ville ou au marché Finlay de la Basse-Ville. En 1921, M. Moisan achète la résidence voisine de son commerce (aujourd’hui le jumelé situé au 685, rue Saint-Jean), pour pouvoir y agrandir son magasin. Le projet d’agrandissement ne s’est pas concrétisé. Il a plutôt aménagé le premier plancher en espace commercial pour ensuite le louer à la Commission des liqueurs du Québec.

Il est décédé à l’âge de 78 ans, laissant dans le deuil sa deuxième femme, Ludivine Boudreault, et sept enfants de sa première femme, Laetitia Clavet. Ses obsèques ont eu lieu le lundi de Pâques en son église paroissiale de Saint-Jean-Baptiste, en plein cœur du faubourg Saint-Jean où il avait fait carrière.
Cinquante-six ans après sa fondation, le Vendredi saint 15 avril 1927, les abonnés du quotidien l’Événement pouvaient lire ce qui suit :
"L’un des vieux et des plus estimés commerçants de Québec est mort hier en la personne de M. Jean-Alfred Moisan, fondateur de la maison J.-A. Moisan, qui tient une épicerie modèle depuis plus d’un demi-siècle au nº 341 rue Saint-Jean.  Feu M. Moisan était un homme actif qui n’aimait pas à désarmer devant la vieillesse.  En dépit des avis d’une maladie qui l’avait tenu éloigné de ses affaires pendant plusieurs mois, il aimait à suivre les développements de son commerce. C’est en remplissant une tâche trop rude pour ses forces, ces jours derniers, qu’il a aggravé son état.  Dimanche dernier, il fut pris de douleurs rhumatismales en se rendant à la messe et il sentit bientôt que ses forces l’abandonnaient rapidement.  Il a expiré doucement vers six heures, hier soir, entouré de son épouse et de ses enfants."

J.A Moisan a connu des événements bouleversants, notamment le grand incendie dévastateur de 1845 que ses parents ont vécu et qui a détruit la presque totalité du faubourg Saint-Jean (1 200 maisons sont détruites et 9 000 personnes se retrouvent sans abri). M. Moisan a résisté aux épidémies meurtrières, notamment celle du choléra, survenues en 1866 et 1871. Par la suite, il a fait face, mais cette fois en tant que commerçant et père d'une famille nombreuse, à deux incendies majeurs : l'incendie du faubourg Saint-Louis (1876) et celui, plus dévastateur encore, du faubourg Saint-Jean (1881); 1 500 familles ont été jetées sur le pavé alors que 800 maisons tombaient sous les flammes. Alors que la partie du faubourg Saint-Jean à l’ouest de la Côte Sainte-Geneviève était incendiée, y compris l’église Saint-Jean-Baptiste, l’épicerie J.A. Moisan était épargnée. Témoin du patrimoine commercial du quartier, ce commerce continue de jouer un rôle de service et de revitalisation de son milieu.

Joseph Elzéar (J.E.), fils de Jean-Alfred Moisan, a succédé à son père en tant qu’héritier légal. En 1939, il a dû faire cession de ses biens pour cause de faillite. Acquis par son beau-frère Jean-Ernest (dit James) Beaudin, aussi employé de l’épicerie, le commerce sera remis sur pied. En 1978, après 50 ans de travail continu, Beaudin vend à Boris Maltais un commerce transformé, mais où l'on trouve encore les traces des anciens aménagements et beaucoup d’objets anciens.

C’est à ce moment que l’épicerie J.A. Moisan retrouve ses airs anciens grâce aux nouveaux propriétaires qui privilégient une approche respectueuse de restauration du patrimoine et une mise en valeur des objets anciens trouvés dans l’épicerie. Avec plus d’un siècle d’opération, l’épicerie J.A. Moisan continue à offrir au faubourg Saint-Jean une qualité de vie et une interprétation vivante du quartier. Cette présence active permet d’attirer une clientèle fidèle à laquelle s’ajoutent des touristes de plus en plus nombreux. Sans Moisan, la rue Saint-Jean n’aurait plus la personnalité et la couleur qu’on lui connaît.

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L'épicerie J.A. Moisan

Comme il a été mentionné précédemment, l’épicier J.A. Moisan fonde son commerce en 1871 sur la rue Saint-Jean. Une épicerie de renommée et fréquentée par des gens de toute les classes sociales et offrant des produits rares que l’on ne trouvait ni au marché Berthelot, ni au marché Finlay dans la Basse-Ville. L’épicerie J.A. Moisan, le marché Berthelot et le quartier Saint-Jean-Baptiste dans lequel ils se trouvent deviennent une source de référence pour toutes les régions environnantes de la Capitale.

Cette vénérable institution constitue un modèle pour le faubourg Saint-Jean, à l'instar d’autres bâtiments uniques et institution du quartier comme l’église Saint-Jean-Baptiste, la bibliothèque St-Mattews, la pharmacie Jacques R. Baron, la quincaillerie Saint-Jean-Baptiste, la boucherie R. Bégin, les librairies, etc. L’épicerie J.A. Moisan est un repère indispensable et irremplaçable pour le quartier.

De nombreux témoignages confirment à quel point les gens du quartier et de l’extérieur aiment fréquenter l’épicerie J.A. Moisan. Un endroit où l’ambiance chaleureuse et présente ne peut se  retrouver dans les magasins à grande surface. L’épicerie J.A. Moisan demeure toujours un lieu où les gens sont bien accueillis et reçoivent un service courtois et chaleureux.

Il est remarquable de constater que M. Moisan, un artisan francophone en alimentation, a su taillé sa place dans un milieu d’affaires anglophone : ces commerçants venant de partout qu’on devait côtoyer pour trouver des produits rares et importés de divers pays.  

C’est en misant sur ces qualités et cette vision que les propriétaires actuels de l’épicerie J.A. Moisan se donnent comme mission de préserver l’image de ce bâtiment historique et culturel et de le conserver dans l’intérêt de tous les citoyens du quartier.

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Le Faubourg Saint-Jean

Dès le début du régime français, l’espace qui deviendra le faubourg Saint-Jean (le Quartier Saint-Jean Baptiste) est couvert de terres agricoles. Jusqu’en 1790, les terres du coteau Sainte-Geneviève appartiennent à quelques grands propriétaires qui les exploitent. Les Ursulines et les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu se partagent la plus grande partie du territoire.
En 1792, le faubourg Saint-Jean était compris dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Joachim, Richelieu, la Côte Sainte-Geneviève et la limite des glacis. La population était alors de 845 habitants. En 1798 s’ajoute la rue Saint-Olivier et la population augmente à 1 245 habitants.

Le faubourg Saint-Jean s’établi donc au porte de la vieille ville et prend naissance à l’emplacement de la Place d’Youville, le long du chemin du Roi. Ce chemin, devenu depuis la rue Saint-Jean, reliait Québec à Montréal dès 1734.
M. Moisan a passé son enfance dans le faubourg Saint-Jean, au nord de la Haute-Ville, à l’époque où la rue Artillerie se nommait Artillery, la rue St-Michel St-Michael et la rue Saint-Jean St-John Without, c’est-à-dire, hors-les-murs. Nul doute que Moisan rêvait depuis longtemps d'établir un commerce sur cette rue très achalandée.

Entre 1815 et 1860, on estime à un million le nombre d'immigrants européens qui débarquent à Québec. La plupart s'établiront au Haut-Canada et aux États–Unis. Pendant cette période, la population de la Ville passe de 15 000 habitants à 50 000. Cependant, un certain nombre d’immigrants, surtout des Irlandais, y élisent domicile à tel point qu’en 1861, 40 % des citoyens de Québec parlent anglais. Dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, la plupart des Irlandais s’installent rues O’Connell, St-Patrick et Scott.

Passage et porte d’entrée, la rue Saint-Jean, l’une des plus anciennes rues du pays, a conservé ces rôles tout en maintenant au fil du temps, une vie commerciale animée et enracinée dans la communauté du faubourg.
Aujourd’hui, le quartier Saint-Jean Baptiste demeure encore un lieu privilégié des gens de la Ville de Québec et des banlieusards, qui viennent s’y promener, magasiner et flâner. Tous y retrouvent un coin agréable où l’on peut s’exprimer dans un milieu culturel unique au Québec et au Canada. Les témoignages des touristes, tant européens qu’américains, confirment ce caractère unique. Une simple visite à l’épicerie J.A.. Moisan et le temps de s’y imprégner de son atmosphère convainc les visiteurs qu’ils sont dans un quartier exceptionnel.

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